Toxine Botulique

 

La toxine botulique : le produit et son utilisation:

La toxine botulique est un produit qui inhibe la contraction des muscles par son action sur la jonction neuro-musculaire. Il s’agit d’une réaction réversible avec le temps ; cette propriété lui confère 2 applications esthétiques :

  • le traitement des  rides du visage via des injections  locales à faible dose pour provoquer des paralysies musculaires ciblées, afin d’atténuer temporairement les rides dynamiques (pendant 5 à 6 mois).
  • le traitement de l’hyperhydrose (transpiration excessive). On injecte alors la toxine dans les zones les plus « transpirantes », telles les aisselles afin de bloquer l’activité exocrine des glandes sudoripares.

Les premières utilisations, 1970 pour les EU, années 90 pour la France, étaient réservées à des indications thérapeutiques  médicales    (ophtalmologie – ORL – rééducation fonctionnelle – neurologie). L’utilisation de la toxine botulique en esthétique a été découverte de façon fortuite, à la fin des années 80. Le Dr Jean Carruthers, ophtalmologiste, constatait systématiquement que les patients traités, pour blépharospasme à la toxine botulique, présentaient un visage moins ridé.

La toxine botulique sous le nom de Botox® a reçu, aux EU, l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) en 2002 pour son autorisation dans le traitement des rides inter-sourcilières ou rides du lion. En février 2003, les autorités administratives françaises chargées du contrôle des médicaments ont autorisé sa mise sur le marché dans un but esthétique sous le nom de Vistabel®.

La toxine botulique est alors devenue un véritable phénomène de société. Aujourd’hui 3 toxines disposent, en France, de l’AMM en médecine esthétique et sont quotidiennement utilisées: Vistabel® (Allergan), Azzalure® (Qmed) et Bocouture® (Merz)

C’est à ce jour l’acte esthétique le plus pratiqué avec plus de 26 millions de patients traités depuis 2000.

L’acte

Comme pour tout acte esthétique, une consultation préalable permettra au médecin d’apprécier au mieux la faisabilité de l’acte en adéquation avec les attentes de la patiente. (*voir Charte)

La séance d’injection commence par un examen clinique minutieux : analyse fonctionnelle de chaque muscle du visage et étude de la trame musculaire. Cet examen, totalement indolore, permettra un repérage anatomique précis des différents chefs musculaires (agonistes et antagonistes) impliqués  dans la formation de la ride ; il s’agit d’un temps essentiel à la prise en charge puisqu’il conditionnera la réussite des injections et l’atteinte des  résultats escomptés. C’est seulement après cette étape préalable que les rides du patient pourront être injectées.

Les injections ne sont pas douloureuses. Il est cependant possible d’appliquer une crème anesthésiante au préalable. La phase d’injection ne dure, quant à elle, que quelques minutes.

En outre, une semaine avant et après chaque séance, il faut éviter la prise orale d’aspirine ou d’anti-inflammatoire afin de limiter la survenue d’une éventuelle ecchymose en regard du point d’injection. Les massages des zones traitées doivent être proscrits.

Les suites …

Les effets secondaires sont la plupart du temps quasiment inexistants.

Parfois, les points d’injection peuvent rester très légèrement gonflés pendant quelques heures.

Très rarement quelques ecchymoses, aisément camouflables par du maquillage, peuvent apparaitre. Des maux de tête passagers peuvent également subvenir les 3 jours suivant l’acte et sont habituellement réversibles sous paracétamol.

Les patients peuvent reprendre leurs activités normalement après les injections, ainsi que l’utilisation de leurs cosmétiques habituels.

L’effet esthétique n’est obtenu qu’à partir du 3ème jour de l’injection, le résultat maximal à 10 jours.

Un rendez-vous de contrôle gratuit, est habituellement programmé pour procéder à la reprise d’une  éventuelle asymétrie.

L’évolution du produit dans le temps…

L’effet s’estompe dans les 4 à 6 mois. Cette durée s’allonge lorsque les injections sont répétées dans le temps, pouvant atteindre jusqu’à 9 mois.

Il n’y a pas de risque de surdosage lors d’un traitement et le nombre d’injection n’est pas  limité dans une vie.

Les contre-indications… 

  • certaines maladies neuro-musculaires comme la myasthénie
  • la grossesse
  • l’allaitement
  • l’hypersensibilité à la neurotoxine botulinique A et de traitement pour les aminosides (famille d’antibiotiques dont font partie notamment l’Amiklin® et la Gentalline®)

Les injections de toxine botulique sont souvent associées aux injections d’acide hyaluronique.

Les premières ont un effet tenseur (dans le sens où elles détendent le muscle) alors que les secondes ont un effet de comblement de rides. Il est souvent utile d’utiliser de façon complémentaire les deux techniques pour traiter l’ensemble d’un visage et obtenir un résultat harmonieux.

Un recours régulier aux injections de toxine botulique ralentit le vieillissement en repoussant l’apparition des rides.

Les zones et tarifs…

  • Frontal :
  • Rides du lion
  • Pattes d’oie :

Toutes ces zones sont accessibles à un traitement correcteur par injection d’acide hyaluronique.

1 zone 250 €
2 zones300 €
3 zones350 €
Aisselles (X2)à partir de 350 €

Le prix est fixé en fonction du nombre de points d’injection et de la quantité injectée. Un devis sera établi lors de la consultation préalable, conformément à la charte Médecin / Patient.

Conceptual portrait of a beautiful senior woman's face

Avant – Après